Lorsque des travaux sont mal exécutés — malfaçons, retards, non-conformités — beaucoup de particuliers se sentent démunis. Que faire face à un artisan qui ne répond plus ? À un chantier abandonné ? À des désordres visibles peu après la fin des travaux ?
👉 Voici les recours possibles, expliqués simplement, et un cas réel d’intervention pour illustrer.
🔍 1. Identifier clairement le problème
Avant toute action, il est essentiel de documenter les désordres :
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prendre des photos datées,
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conserver les devis, factures, contrats et échanges,
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noter les dates des interventions, absences, modifications.
➡️ Cette phase est cruciale pour la suite. En cas de conflit, ce sont les preuves techniques et contractuelles qui feront foi.
⚖️ 2. Les recours amiables à privilégier en premier
Avant d’envisager un procès, il est souvent préférable d’engager une tentative de résolution amiable :
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Envoyer une mise en demeure par courrier recommandé,
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Faire appel à un expert privé indépendant pour constater les désordres,
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Organiser une réunion contradictoire avec l’entreprise ou l’artisan.
👉 Dans la majorité des cas, l’intervention d’un tiers technique neutre permet de débloquer la situation, rassurer les parties, et engager une solution.
📌 Exemple réel (cas anonymisé)
Mme B., propriétaire d’une maison en Isère, m’a contacté suite à des travaux de ravalement de façade.
Quelques semaines après réception, des fissures sont apparues, accompagnées d’un décollement de l’enduit par plaques.
L’entreprise n’a pas répondu à ses relances.
Je suis intervenu comme expert privé mandaté par la cliente.
✅ Lors d’un constat sur site, j’ai :
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analysé les désordres,
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identifié une mauvaise préparation du support (non-respect des DTU),
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rédigé un rapport technique motivé.
Ce rapport a servi à :
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appuyer une nouvelle mise en demeure,
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enclencher une prise en charge amiable partielle des réparations (sans passer par le tribunal),
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conserver la preuve pour un recours judiciaire ultérieur si besoin.
🛠️ 3. Et si l’entreprise ne réagit pas ?
En cas d’échec de la phase amiable, plusieurs solutions s’offrent à vous :
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Engager une procédure judiciaire, souvent précédée d’une expertise judiciaire ordonnée par le juge,
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Faire intervenir l’assurance dommages-ouvrage si vous en avez une,
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Saisir la garantie décennale ou biennale, selon la nature des désordres.
Un rapport d’expertise privée clair et argumenté est souvent demandé par les avocats ou assureurs avant de déclencher toute action.
❓ 4. Faut-il toujours aller en justice ?
Non. La plupart des dossiers se règlent sans procès, si la demande est bien construite et étayée.
L’expert privé peut jouer un rôle de médiateur technique, entre l’émotion du client et les intérêts économiques de l’entreprise.
🧾 En résumé
En cas de travaux mal réalisés :
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Rassemblez les preuves dès les premiers signes de malfaçons
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Privilégiez l’approche amiable, mais structurée
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Faites appel à un expert privé indépendant pour établir la situation
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Ne restez jamais sans action : les délais de recours peuvent être courts
Yoan Lorenzini – Expert privé indépendant
AEstima Expert – https://aestima-expert.fr
Interventions en Isère, Rhône-Alpes et au-delà
